Comment avoir le bon mindset pour réussir en tant que thérapeute ?

Je vois trop souvent les thérapeutes que j’accompagne dans leur communication digitale, être en prise avec des blocages, des croyances limitantes qui les empêchent d’exercer leur métier de manière épanouie et avec sérénité.

Moi-même, j’ai eu à faire face à ce type de blocages qui ont impacté ma pratique professionnelle. Mais j’ai eu le courage de demander de l’aide. Je me suis fait accompagnée dans ce processus de mindset et aujourd’hui je suis épanouie dans mon travail. 

Dans cette interview, Laurence Stépien, consultante spécialisée en mindset, nous partage son retour d’expérience. Elle donne également des pistes aux thérapeutes en proie à ce type de blocages, pour les aider dans l’évolution de leur activité professionnelle. 

 

Au programme ...

Est-ce que tu pourrais te présenter façon "tweet de 140 caractères" ?

Je me définis comme étant une professionnelle de la survie créative. Je sais que cela étonne souvent les gens.

Oui, en effet. Tu pourrais expliquer ce que c'est et raconter ton histoire, comment tu en es arrivée là ?

Pendant toute mon enfance, j’ai été clouée au sol par un de mes parents. Quand je dis “clouée au sol”, c’est-à-dire que j’en étais arrivée à un point où je ne pouvais plus penser par moi même. On m’empêchait d’avancer. C’était de la dictature assez sévère. Du lavage de cerveau.

Pourtant, lorsque j’étais enfant, vers 3-4 ans, on m’appelait Zébulon. Au fur et à mesure, je suis devenue une petite fille qui ne riait plus, qui ne parlait plus et s’enfermait dans sa chambre. À chaque fois qu’on me posait une question, quand j’étais à côté de ce parent, je le regardais et j’étais terrorisée par la réponse que je devais faire, de peur de répondre de travers.

C’est pour ça que je dis que je suis une professionnelle de la survie. Il m’a fallu beaucoup de courage pour survivre. Avec le recul, j’en ai pris conscience. J’avoue que plusieurs fois, j’ai été tentée de mettre fin à mes jours parce que je ne voyais jamais le bout du tunnel. Ce qui m’a sauvée, c’est mon côté créatif. J’ai réussi à m’adapter à chaque situation parce que j’ai su, à chaque fois, réinventer ma façon de penser et me réinventer avec ce que la vie me présentait.

Ce n’était pas toujours facile : divorce, conjoint pervers narcissique, harcèlement moral au bureau, burn out, et pour finir un licenciement après 50 ans. Du coup, je me suis longtemps cachée derrière un masque.

Mais aujourd’hui, j’ai retrouvée la Laurence que je suis, la petite gamine qui aimait rire et déconner, un peu comme un phénix qui renaît de ses cendres.

"Ce qui m'a sauvée, c'est mon côté créatif."

C'est super que tu aies retrouvé la vraie Laurence.

Oui, ça a été dur. C’est dur de se reconnecter à soi. Tout ce parcours fait que j’en suis arrivée au mindset.

Tu nous as parlé de ton chemin de vie. Est-ce que tu peux expliquer ton parcours professionnel ?

Au départ, je voulais être psychologue. L’étude des gens est quelque chose qui m’a toujours intéressée. Mais je n’ai pas eu le choix. Il avait été décidé pour moi que je sois institutrice pour au moins avoir un métier. Sauf que moi, je n’ai jamais voulu faire cela. J’ai donc raté le concours et je me suis retrouvée en bac B comptabilité économie et social. J’ai continué avec un BTS de Comptabilité et Gestion d’Entreprise.

 

C’est donc tout naturellement que je suis partie dans le système bancaire. À l’époque, j’aurais été incapable de me mettre à mon compte. Au bout de 9 ans, il y a eu des restrictions de postes et je me suis retrouvée sur le carreau. J’ai trouvé une place dans une multinationale suisse, dans un service client mais ça ne me convenait pas. Petit à petit, je me suis retrouvée à vouloir aider les gens quand ils n’allaient pas bien, donner des conseils, … Je ne me rendais même pas compte qu’il y a des gens qui ne veulent pas qu’on les aide.

Ce qui rejoint ton intérêt pour la psycho finalement.

Oui. Et quand je me suis retrouvée licenciée à 52 ans, je ne savais pas ce que j’allais faire. Je savais simplement que je ne retournerai jamais en tant que salariée dans une entreprise. Je n’ai pas de proche dans ma famille ou autre qui soit chef d’entreprise. Mais je me suis dit que ça ne pouvait pas être pire que ce que j’avais connu en tant que salariée. Alors, je me suis lancée à mon compte même s’il y avait beaucoup de peurs.

Tu savais que tu voulais partir dans l'entrepreneuriat, mais le milieu reste vaste. Comment as-tu su que tu voulais travailler dans l'accompagnement ?

Tout de suite, je l’ai su. Comme je connaissais les problèmes liés au cap de la cinquantaine, je voulais aider les femmes de plus de 50 ans à vivre une cinquantaine épanouie. Sauf que je ne l’ai pas traité sous le bon angle. J’avais choisi la “Senior Attitude” comme nom d’entreprise, mais tout le monde n’a pas perçu le second degré. Senior à 50 ans, ça ne passe pas forcément bien niveau communication.

Est-ce qu'il y a eu plusieurs étapes dans ton parcours professionnel entrepreneurial ?

Oui, bien sûr. Il y a eu plusieurs étapes, beaucoup de bas, très peu de hauts. Avoir une entreprise ce n’est pas un long fleuve tranquille, ça se saurait sinon ! Il y a eu deux étapes principales. D’abord la Senior Attitude.

 

Quand j’ai arrêté, je me suis fait accompagner par un coach car j’avais la croyance que je devais acquérir de nombreuses techniques avant de pouvoir me lancer. J’avais d’ailleurs suivi énormément de formations “business” et j’ai pu acquérir pas mal de connaissances sur le sujet. C’est donc tout naturellement que m’est venue l’idée que je pouvais me lancer en tant que business coach.

 

Je suis repartie de zéro et j’ai recréé un site, une stratégie de communication. Il s’est avéré que, de nouveau, je n’attirais pas beaucoup de clients. Du coup, baisse de moral, envie de tout arrêter.

 

J’ai eu la chance de rencontrer une consultante, directrice d’un cabinet de conseil. Cette personne a cru en moi, a décelé toutes mes failles, et m’a aidé ensuite pour ma communication et mon branding. Donc, pour la troisième fois, j’ai relancé mon activité. Comme on dit “jamais deux sans trois” !

 

C’est vrai que dans ma vie, je passe toujours par 3 essais et en général le dernier est le bon. Maintenant, je peux m’exprimer comme je parle. Je peux faire des blagues comme je veux et j’ai mon langage. Ce nouveau branding me colle à la peau, comme un pantalon en cuir même si j’ai fait le grand écart avec mes précédentes activités. D’ailleurs, certaines personnes ne comprennent pas.

" Ce nouveau branding me colle à la peau, comme un pantalon en cuir."

Tant pis pour eux, non ? L'essentiel, c'est que les gens que tu accompagnes se retrouvent dans la personne que tu es maintenant.

Je suis redevenue le zébulon de l’époque. J’aime la joie, je n’aime pas me prendre la tête et je suis partisane du moindre effort. J’aime tout ce qui est simple et qui ne demande pas de réflexion. J’ai donc développé certaines pratiques pour arriver à mes fins de cette manière.


Autant en faire profiter d’autres personnes, si ça peut les aider à s’organiser plus facilement ! Après tout, qui a dit que le business et le mindset devaient forcément être quelque chose de compliqué et pénible ? Tu peux travailler en t’amusant sans être obligée de souffrir.

"Tu peux travailler en t'amusant sans être obligée de souffrir."

Tu t'attaques à une grande croyance de notre société là ! Énormément de gens pensent qu'il faut fournir de gros efforts, que le travail doit être difficile pour arriver dans la vie.

Il y a beaucoup de personnes qui entretiennent cette croyance. Je ne dis pas qu’il ne faut pas travailler mais qu’on peut travailler en s’amusant. C’est aussi simple que ça.

Elle est peut-être là ta mission : d'interpeller les gens sur le fait que c'est possible de travailler d'une autre manière.

Oui, c’est possible.  Je vois que maintenant, je travaille différemment et franchement, c’est un vrai plaisir pour moi. Lors de mes séances de coaching business, je ne pouvais pas m’empêcher de faire du mindset. J’y revenais toujours par la grande porte. Et si tu me fermes la porte, je passe par la fenêtre. Si tu me fermais la fenêtre, je passe par le vasistas. Il y a toujours un moment où j’y revenais, toujours avec grand plaisir.

Est-ce que tu peux expliquer ce qu'est le mindset ?

La traduction littérale en français c’est “état d’esprit”. Pour moi, je le visualise comme un gros nuage tout gris avec la pluie en bas et sur la partie haute tu vois le soleil. En fait, c’est enlever tout ces gros nuages, tous ces blocages qui font que ta vie devient pénible, pour passer côté soleil. D’ailleurs, j’appelle ces blocages “des cailloux”. Parce que quand t’as un caillou dans ta chaussure, au bout de combien de temps tu l’enlèves ? Un caillou c’est filou, il va dans un coin, puis un autre, donc parfois il t’embête puis se fait de nouveau discret. Pour les blocages c’est pareil. À force tu vis avec, tu t’en accommodes.  Mais ils te pourrissent la vie. Donc, c’est ça le mindset : enlever tous ces cailloux dans ta chaussure.

"Lorsque tu as un caillou dans ta chaussure, au bout de combien de temps tu l'enlèves ? C'est ça le mindset : enlever tous ces cailloux restés dans ta chaussure."

Et vu que tu as réussi cette transformation d'un point de vue personnel, en enlevant tous ces cailloux, tu peux mieux comprendre et aider les autres dans ce processus.

Oui, des emmerdes j’en ai eu quelques unes. Je les ai toutes surmontées mais dans la douleur. Et je ne veux surtout pas que des personnes qui connaissent des blocages, qui ont des peurs et des croyances, passent par le même chemin que moi. D’où le “fun et facile”. Si je peux leur éviter tout ça, ce ne sera que du bonus.

On peut avoir des blocages dans sa vie privée ou professionnelle. Du coup, tu accompagnes qui exactement ?

J’accompagne les femmes à partir de 40 ans, qu’elles soient entrepreneures ou salariées. Que le blocage ou la blessure soit dans la vie perso ou pro. Pour les entrepreneures, si tu ne développes pas ton chiffre d’affaires, c’est qu’il y a un problème au niveau personnel. Un blocage au niveau personnel empêche de développer son activité. La plupart de mes clientes sont solo-entrepreneures. Actuellement, une de mes clientes est une femme salariée qui a un blocage dans sa vie perso. Le perso détermine quand même beaucoup de choses. C’est ta vie intérieure et elle impacte tout : ta vie professionnelle, ta vie de femme, d’épouse, mais aussi intime. Par contre, je n’accompagne pas les femmes qui sont en dépression. Je ne suis ni psychiatre ni psychothérapeute.

En effet, cela relève de la prise en charge médicale.

Oui. par contre pour les autres, je vais me focaliser sur les 5 blessures (abandon trahison, rejet, humiliation et injustice), que chaque être humain peut vivre et qui va impacter la confiance en soi, l’affirmation de soi.

Tu parles des 5 blessures définies par Lise Bourbeau ?

Oui. Pour moi, je vois ces 5 blessures comme des volcans. Ils entrent en éruption et rejettent des rivières de cailloux. D’où l’image des cailloux que j’utilise pour illustrer les blocages.

Et ce sont ces blessures qui sont à l'origine des problèmes de confiance en soi ?

Oui. Ensuite, de la confiance en soi découle plusieurs choses : l’affirmation de soi, se sentir aimée, se sentir légitime quand on est entrepreneur, … Le syndrome de l’imposteur, dont on parle beaucoup, vient de là aussi.

Je suppose que du coup tu abordes ce point tôt ou tard dans tes séances ?

La plupart du temps, oui.

Revenons à l'entreprenariat, est-ce que, selon toi, on peut voir un thérapeute comme un entrepreneur ?

Pour moi, à partir du moment où les gens te donnent de l’argent en échange d’un service, tu es un chef d’entreprise.

Quelle vision as-tu d’un chef d'entreprise ?

C’est quelqu’un qui, en échange d’un service ou d’un produit, reçoit de l’argent. Après, il n’y a pas que l’aspect financier mais également une très forte motivation qui le garde en mouvement pour réaliser ses objectifs. Tout au fond de toi, tu as une motivation plus forte que tout dont tu n’as peut-être pas pris conscience, et qui t’a poussé à devenir chef d’entreprise.

Ok. Parce que pour beaucoup de gens, un chef d'entreprise est quelqu'un qui a une entreprise avec des salariés.

Il y a plusieurs niveaux d’entreprise. Quand tu es tout seul, quand  tu as 10 salariés, quand tu en as 50,  et quand tu as une multinationale. Après, les chefs de service de grandes boîtes ou les directeurs d’agence sont des chefs d’entreprise aussi. À partir du moment où tu proposes un service ou un produit en échange d’argent, que tu sois chauffeur de taxi, thérapeute, couturière ou que tu gardes des enfants, tu cherches à vivre de ton activité.

Est-ce qu'on pourrait dire qu'un chef d'entreprise est quelqu'un qui a une vision d'évolution pour son activité ? Je te pose cette question car il y a une croyance populaire qu'un chef d'entreprise est une personne ambitieuse qui veut faire évoluer son activité, en veut toujours plus et gagner plus.

Pas forcément gagner toujours plus, mais une évolution dans l’activité, oui. Tous ceux qui disent qu’ils ne se sont pas mis à leur compte pour faire du chiffre d’affaires, j’ai du mal à y croire.

Au départ, ce qui nous anime, c’est  d’aider l’autre d’une façon ou d’une autre, avec nos qualités, nos compétences et nos valeurs. Mais le but, c’est d’en vivre. Sinon, c’est une passion, ce n’est pas être chef d’entreprise. Ce qui ne veut pas dire que tu es pourrie. Ce n’est pas parce que tu veux faire du chiffre d’affaires que tu n’accompagnes pas bien les gens.

Pouvoir vivre de cette activité te permet de te développer encore plus. Tu peux suivre de nouvelles formations, apprendre de nouvelles techniques, tu peux donc te développer et aider les gens de différentes façons. C’est positif. Alors que si tu ne gagnes pas ta vie, tu finis par être frustrée parce que tu ne peux pas aider les gens comme tu voudrais.

"Ce n'est pas parce que tu veux faire du chiffre d'affaires que tu n'accompagnes pas bien les gens."

Du coup, le focus n'est plus sur ton activité mais sur le manque. C'est comme une spirale descendante...

Oui, et c’est ça qui est embêtant.

Pour les thérapeutes, est-ce qu'il y a des blocages spécifiques qui les empêcheraient de développer leur chiffre d'affaires ?

Oui, parce que beaucoup de thérapeutes, avec tout le respect que je leur dois et j’en connais beaucoup, se disent être dans une sphère spirituelle. Et que s’ils ont “un don”, les gens viendront automatiquement les voir.

Il y a aussi le “Je n’ai pas besoin de me montrer”. “Je ne peux pas monter mes prix”. Je pense qu’ils ont certaines de ces croyances justement parce qu’ils sont dans le bien-être et qu’ils accompagnement des gens qui ne vont pas bien. S’ils étaient photographes, ils n’auraient pas cet état d’esprit.

Bien sûr, je ne dis pas tous, bien au contraire. Mais il y en a encore certains, sous prétexte qu’ils sont reliés à la nature, ne se considèrent pas comme chef d’entreprise, car “c’est un don“. Il y a toute cette connotation.

Là, tu parles d'une catégorie spécifique de thérapeutes. Le terme thérapeute est vaste et je pense que la plupart voient leur activité comme un business pour en vivre. Mais n'y-a-t-il pas des croyances comme "gagner de l'argent c'est sale" par exemple ?

Tu as toutes les croyances de type : “Je ne peux pas réussir à gagner de l’argent”, “C’est mal vu si je gagne de l’argent avec ça”, “en faisant ça, on ne va pas me prendre au sérieux”. Il y a aussi toutes les croyances liées au manque de légitimité, celles-là sont très puissantes. Mais aussi toutes celles reliées au succès, ou à l’échec d’ailleurs. Et tout ceci rejoint à chaque fois le sujet de la confiance en soi.

On peut dire que c'est comme une croyance racine, si on peut résumer ainsi ?

Oui mais cela se forge aussi avec tout ce que tu as connu étant enfant. Souvent c’est générationnel, comme par exemple la croyance dont tu parlais tout à l’heure : “Il faut travailler dur pour y arriver”, “Si tu ne travailles pas dur, tu ne mérites pas ton salaire”. La plupart du temps, elle a été véhiculée dans la famille. Le problème est que, chez certaines personnes, elle est trop ancrée.

Les croyances ont plusieurs origines, finalement. Comment tu détectes ces blocages et croyances chez les personnes que tu accompagnes ?

Il s’avère que j’ai une faculté qui détecte les blocages, comme un sonar. Un sonar à blocages, quoi.

Je confirme !

Je fais gagner beaucoup de temps aux personnes qui font appel à moi. Je les détecte vite. Et je le fais remonter à la surface. C’est quand même un sacré avantage.

Comment lever ces blocages ? Si on reprend les blocages spécifiques aux thérapeutes, tu aurais des conseils à donner ?

Ne pas essayer de le faire tout seul. On dit toujours que les cordonniers sont les plus mal chaussés. J’ai encore eu le cas ce matin d’une dame qui a bien conscience de ses blocages. Elle les visualise très bien. Sauf que, quand c’est dit par quelqu’un d’autre, tu fais plus attention à toi.

L’impact est beaucoup plus fort que quand c’est toi-même qui “t’auto-analyse”. Ce n’est pas parce que tu t’occupes des autres qu’il ne faut pas prendre du temps pour t’occuper de toi. Si je reprends l’image du volcan, il va continuer à faire des irruptions et envoyer des petits cailloux.

Donc vraiment, se faire accompagner est un conseil d’amie. Et il est important de bien choisir la personne qui nous accompagne parce qu’on est amené à parler de vie privée. Il faut que tu sois en confiance pour pouvoir tout dire, aller au bout des réflexions. 

En accompagnement business par exemple, c’est moins important si tu n’as pas le feeling avec la personne. Parce que finalement, c’est juste pour te transmettre des techniques. En mindset, c’est différent. Il faut être “en phase” avec le praticien pour pouvoir se livrer. Donc le conseil à retenir, c’est vraiment d’y aller au feeling avec la personne en qui on a confiance.

Par rapport à des séances individuelles, est-ce qu'il est plus facile ou difficile de se livrer à un groupe ?

Ça dépend de la constitution du groupe. Après, il y a l’énergie du groupe aussi, qui fait que si une personne se livre, elle met en confiance les autres. Et il y a une énergie de groupe, une émulsion. Comme une mayonnaise qui va prendre, ou pas. Ça peut être plus libérateur qu’en séance individuelle.

En quoi avoir un bon mindset aide à la réussite du thérapeute ?

La clé de la réussite, c’est à 80% du Mindset. Que l’on soit thérapeute ou pas. Si tu t’éclates dans ton activité de thérapeute, si tu es alignée avec ce que tu fais, tu vas rayonner. C’est obligatoire.

Et tu n’auras pas la même attitude que si tu te sens bloquée, si tu ne te sens pas légitime; ça se verra même dans ta posture. Tu ne vas pas attirer. Si tu rayonne et que tu attires, forcément tu réussis. Tu ne vas pas à la pêche aux clients. Ce sont les clients qui viennent à toi.

Quand tu ne te sens pas légitime, que tu te replies sur toi, tu ne peux pas attirer. C’est logique.

"Si tu rayonne et que tu attires, forcément tu réussis. Tu ne vas pas à la pêche aux clients. Ce sont les clients qui viennent à toi."

Est-ce que tu aurais un exercice qui serait facile à faire pour tout le monde, à faire au quotidien, pour commencer à travailler son mindset ?

Moi, en perso, j’aime bien travailler avec les mantras. Une phrase que je me répète plusieurs fois par jour est “C’est OK pour moi de réussir parce que je sais le faire“. Ce mantra me permet de combattre mon mental qui me joue des tours. Un exercice qui est sympa à faire, c’est de faire la liste de ses qualités et de ce qu’on a réussi dans notre vie, privée et pro.

C’est de regarder tout le chemin parcouru plutôt que tout ce qui te reste. C’est faire le point de tout ce que tu as déjà accompli. Pour les thérapeutes, c’est de se féliciter d’avoir eu un, puis deux clients. C’est déjà une belle victoire sur soi. Donc, si on l’a fait une fois, on va pouvoir le refaire.

C’est comme au niveau de ton chiffre d’affaires : quand tu vends des prestations à 27 euros puis 57 euros. Et puis, d’un seul coup, tu arrives à en vendre une à 97 euros. Tu peux te féliciter car tu sais que tu peux le refaire. Et c’est comme ça que tu évolues petit à petit.

"Si tu rayonne et que tu attires, forcément tu réussis. Tu ne vas pas à la pêche aux clients. Ce sont les clients qui viennent à toi."

C'est important de regarder ses qualités. On a toujours tendance à se dénigrer, à se déprécier.

On voit nos défauts et non nos qualités. Pourtant, il faut s’appuyer sur nos qualités et sur ce qu’on sait faire pour réussir.

Vous pouvez retrouver d’autres conseils de Laurence et demander une séance découverte sur son site internet Fun et Facile

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